Nous allons nous intéresser aujourd'hui commentaire d'un article publié ici.
Dans cet article, en plus de définir brièvement ce qu'est le mashup et les outils existants pour l'utiliser, l'auteur nous présente les services utilisant le mashup autres que ceux prévus pour le grand public (dont on a déjà parlé). Certains membres de la communautée scientifique ont en effet également commencé à utiliser ce nouveau mode de partage de l'information.
L'auteur prend pour exemple iSpecies, un service expérimental développé par Roderic Page de l'Université de Glasgow qui a souhaité explorer toutes les applications possibles reposants sur le concept du mashup, et ce pour la science.
iSpecies est donc un moteur de recherche d'espèces animales qui récupère des informations de plusieurs sources à la fois. Il réalise ensuite grâce à une autre technologie un diagramme reliant toutes les informations en rapport à la recherche effectuée.
Roderic Page a plusieurs autres idées afin d'améliorer ce genre de services, nous en reparlerons certainement.

Le moteur de recherche iSpecies.
L'auteur nous cite ensuite d'autres exemples d'utilisation du mashup pour la science : La communauté scientifique de la revue Nature a de son côté développé un service expérimental utilisant Google Earth pour suivre la propogation de la grippe aviaire. L'académie Californienne de Sciences a elle développé un service similaire pour observer la répartition des différentes espèces de fourmis.
Bref, nous pouvons voir que le mashup est très en vogue et est même à être utilisé par la communauté scientifique.
Le seul inconvénient soulevé par ce système est que les données utilisées ne sont pas librement disponibles mais dépendent des services utilisés. Les bases de données sont donc construites statiquement et non au moment ou l'utilisateur effectue sa recherche.
Le mashup est complètement lié au développement de Web 2.0, nous allons donc en définir le concept.
Le concept de Web 2.0 est apparu avec une conférence « brainstorming » entre O'Reilly et Medialive International. Dale Dougherty, pionner du web et membre d'O'Reilly notait alors que bien loin de s'être effondré, le web n'avait jamais été aussi important et que nombre de nouveaux sites et applications à caractère innovant apparaissaient avec une régularité déconcertante. De plus, les quelques sociétés qui avaient survécu à l'hécatombe semblaient avoir quelque chose de commun. Se pouvait-il que le crack des « dot com » eût révélé une nouvelle ère pour le web au point que l'expression « web 2.0 » ait un sens ? Ils tombèrent d'accord sur le fait que cela en avait un : la conférence Web 2.0 était née.
Le Web 2.0 est pour moi un pas de plus vers une véritable collaboration en ligne, un partage d'information permanent avec sa communauté. Le niveau qualitatif des sites a globalement augmenté ces dernières années, il devient de plus en plus difficile de sortir du lot et de fidéliser les visiteurs. Dans ce cadre, les concepts liés au Web 2.0 peuvent apporter des éléments de réponse car les internautes auront une participation beaucoup plus importante.
Le phénomène des blogs - 70 millions dans le monde et plus de 3 millions en France - nous montre à quel point les internautes ont soif de prise de parole et de reconnaissance. Avec également l'explosion des wiki avec pour exemple wikipedia
Bien évidemment le principe des pages personnelles n'est pas nouveau, mais les récentes évolutions technologiques et ergonomiques des outils mis à la disposition des utilisateurs ont permis une adoption beaucoup plus large et surtout une circulation de l'information beaucoup plus fluide à l'aide des mécanisme de syndication et du RSS. Ces nouvelles technologies sont facilement utilisables même pour les non initiés. Les développeurs y trouvent également leurs comptes, car le Web 2.0 est base sur la technologie Ajax extrêmement puissant.
« Ajax n'est pas une technologie, il s'agit de plusieurs technologies, se développant chacune de leur côté, combinées ensemble pour donner des résultats aussi nouveaux que puissants. Ajax comporte :
- une présentation basée sur les standards XHTML et CSS
- un affichage dynamique et intéractif grâce à DOM (Document Object Model)
- un système d'échange et de manipulation de données utilisant XML et XSLT
- un mécanisme de récupération de données asynchrone utilisant XMLHttpRequest
JavaScript pour lier le tout »
Jesse James Garrett de l'entreprise de design web Adaptive Path
L'avènement de XML et des API donnent un second souffle aux Web services. Le principe d'encapsulation est maintenant devenu réalité : un service qui en utilise un autre en toute transparence pour l'utilisateur final. Google Maps est l'exemple emblématique de cette tendance : à partir de ce service de cartographie, une multitude de services dérivés ont pu voir le jour : localisation d'un bien immobilier (HousingMaps.com), statistiques de criminologie dans la ville de Chicago (ChicagoCrime.org) et même jeu de Risk (Google Maps Risk) ! Les combinaisons sont illimitées au bénéfice de l'utilisateur.
Voir article ci-dessous.

La promesse du Web 2.0 est donc d'ouvrir une ère nouvelle où les utilisateurs sont à la fois les contributeurs et les bénéficiaires. Nous quittons donc l'ère de l'interaction bidirectionnelle (site Web <-> utilisateur) pour entrer dans celle de la collaboration et de l'intelligence collective. Un nouveau départ où une multitude de nouveaux usages et de nouvelles applications sont encore à trouver.
Si vous souhaitez découvrir des sites en utilisant Web 2.0, il y a une liste très complète sur AccessOWeb le blog
Le problème qui se pose est, le rôle des droits d'auteurs dans tout ça.
Le site EBay a interdit l'utilisation de ses services si le but est d'en fait un mashup.
Le créateur du nouveau web service peut en effet se faire beaucoup d'argent en passant par les web services d'un tiers sans lui verser de droits d'auteur.
Quelqu'un peut tout à fait les utiliser la des fins commerciales.
Jusqu'à quand ?
Comment identifier la provenance de chaque élément composant un mashup ?
A qui doit-on verser les droits et dans quelles proportions ?
Le débat est ouvert…
Google map est un logiciel de cartographie destiné à aider toutes personnes cherchant un lieu, une adresse ou un plan.
Très utile pour se rendre d'un point A à un point B il est de plus en plus utilisé.
Mais il est vrai que si on le limitait à ces utilisations il serait très vite délaissé. C'est ici que le mashup intervient.
De nombreuses utilisations sont faites à partir de google map
par exemple housingmaps:
qui permet de selectionner une ville dans laquelle on veux vendre, louer ou acheter une maison ou un appartement.Une autre application, Chicagocrimes:

qui lui permet de voir le lieu de tout les crimes dans chicago avec leur description.
Le mashup, mais de quoi parle t'on???
C'est avec l'arrivée du WEB 2.0 qu'est arrivé le mashup.
Le web 2.0 c'est la révolution du web, le changement:
C'est la mise en place de nombreuses APIs dites ouvertes qui permettent
de prendre le contenu d'un site pour le mettre dans un autre.
Et c'est ici que le mashup interviends : Le mashup, pouvant être traduit
par "mixage", retranscrit cette idée de fusion de plusieurs contenus utiles
les uns avec les autres.
Place aux présentations:

Le plus connu des mashup est bien entendu Google map, API utilisé par un très
grand nombre de sites pour leurs système de geolocalisation.
Par exemple "Trulia" pour la recherche de bien immobilier.

Un autre exemple, Ebay a rendu son API disponible et ainsi permet à un site comme
"Andale" de l'utiliser. Ce site étudie le mouvement des ventes.






